Part 1 : Comment enregistrer un podcast ?

Je tiens à préciser que les conseils qui suivent n’ont pas forcément été appliqué à Bazingcast car c’est le genre de choses que l’on apprend sur le tas, à posteriori…

◊ Votre podcast

Un podcast se base généralement soit sur une idée (un thème comme le jeu vidéo, le manga), soit sur une équipe. Bazingcast est généraliste donc c’est avant tout une équipe, une bande de pote qui se retrouve pour discuter. Essayez de composer une équipe hétérogène, avec des personnes de passions, personnalités, et voix différentes. N’hésitez pas à accentuer ces différences, à les exprimer dans les pseudos, les jingles de chacun pour créer des personnages forts qui permettrons plus facilement à vos poditeurs de différencier les participants et on espère, petit à petit, s’attacher à votre équipe. Utilisez des prénoms ou des pseudos très différenciés. Pour les pseudos je pense maintenant que ceux qui sont longs et composés de nom communs sont les plus simples à retenir et à différencier : CaptainWeb, Lord ton père, Docteur non, Mister D, Post Carbone etc, c’est beaucoup mieux qu’un court mais obscure Xil, Piouf, ou Krilin. De même, pour le titre il peut être long ça n’est pas gênant car il sera raccourcis en initiales par les fans (ADC, LVDLT, KB etc).

Pour résumer, il vous faut un thème précis (le ciné, la franc maçonnerie, le tricot) ou, pour les podcasts généralistes, un ton ou une identité qui vous fera connaître (les quadra geek du Quadratour). Ensuite il vous faut du fond et surtout une bonne équipe. Tous les poditeurs vous le diront : On vient pour un sujet mais on reste pour une équipe.

◊ Le matos d’enregistrement

Pour ce qui est de l’enregistrement, je ne vais parler ici que de podcast audio à plusieurs. Techniquement il y a plusieurs méthodes :

  • S’appeler par Skype, Google truc etc. C’est techniquement le plus simple, pas besoin de se réunir mais cela à beaucoup d’inconvénients : l’équipe n’est pas ensemble physiquement ce qui retire beaucoup de l’ambiance, empêche de se passer la parole proprement en levant la main, et le son est rarement bon.
  • Poser un seul micro omnidirectionnel pour capter la discussion de groupe. C’est pas cher mais le résultat sonore est assez mauvais, et on capte tous les sons ambiants parasites.
  • Chacun a un micro qui est connecté à une carte son capable d’enregistrer chacune des pistes indépendamment avec un logiciel comme ProTools. C’est la meilleure installation, la plus flexible pour la post production car on peut régler à postériori les problèmes de niveaux sonores, on peut couper quelqu’un qui parle en même temps que quelqu’un d’autre etc. C’est l’installation de l’Apéro du captain et du Studio B (Quadratour, Agence tout geeks, Poligeek etc.). L’inconvénient selon moi c’est le prix et le coût en temps à la post prod.
  • Chacun son micro qui est connecté à une table de mixage connectée en USB à un pc. C’est le cas de Bazingcast, moins de flexibilité mais aussi moins cher et moins chronophage à la postprod.

L’important dans les deux dernières installations ce sont les micros, un par intervenant, qui par leur nature sont très directionnels, ils ne captent que la voix du participant qui est placé très près et dans l’axe. On appelle ça un micro Cardioïde ou micro unidirectionnel. De préférence choisissez des micros électrostatique, encore appelé micro à condensateur, qui donnent un son plus large, avec plus de basse, plus agréable. Ces derniers intègrent un système de l’amplification à l’intérieur du micro, ils nécessitent donc l’utilisation d’une alimentation phantom 48V (qui dans notre cas est intégrée dans la table de mixage).

Le filtre anti-pop est aussi très important, il s’agit d’une membrane que l’on rajoute devant le micro, il sert à atténuer les sons en « P » qui saturent le micro. Ça coûte pas cher et c’est très efficace. Je conseille plutôt un modèle double membrane.

Retenez que l’humain tolère facilement une mauvaise image mais il ne s’adaptera pas un mauvais son. Cela peut porter un réel préjudice à votre projet !

Voici donc l’installation de Bazingcast :

Vous pouvez retrouver une version PDF là : Installation_Podcast

L’avantage de cette table c’est qu’elle a 6 entrées pour pas trop cher mais tout le monde n’a pas besoin d’autant entrées… Le retour casque de chacun des participants retranscrit exactement ce qui est enregistré, ainsi pas de surprise à la réécoute, dés qu’il y a un problème on l’entend immédiatement. Les sons envoyés par le PC de bruitage de Trollin sont irrémédiablement enregistrés par contre ceux diffusés depuis le mac qui enregistre sont audibles sur le moment mais ne sont pas enregistrés, cela permet de les réincruster bien plus proprement en post pro (jingles, musiques etc.).

L’enregistrement se fait sous GarageBand qui est un peu lourd, on peut le faire depuis un autre logiciel. J’enregistre uniquement sur des pistes « Basic Track », sans traitements par défaut, ça permet d’éviter un délai dans le retour casque. Enfin, je conseille de faire une pause entre rubrique pour enregistrer voir faire un backup immédiat. Rien de pire que de perdre un enregistrement.

◊ La post production

La post production de Bazingcast est faite par moi ou Krilin selon les disponibilités de chacun. Pour ma part je fais la post production sous GarageBand. L’outil est simple, ça se résume à faire quelques coupes, réincruster proprement les jingles et les musiques (sur une nouvelle « Basic Track »), ajouter du chapitrage et du contenu (images), associer une illustration pour l’épisode. Le « Track Volume » de GB permet de graphiquement et très facilement contrôler le niveau sonore des pistes, on l’utilise pour les fondus des musiques de fonds, adoucir l’arrivée d’un jingle etc.

Comme je l’ai  déjà dit précédemment, je n’utilise que des « Basic Track » (sans aucun effets), c’est seulement à la post prod je rajoute des effets sur la « Master Track » :

  • AUPeakLimiter
  • Compressor
  • Normalisation (inclue à l’export, dans les réglages généraux de GB)

La compression est PRIMORDIALE en radio, c’est ce qui permet d’adoucir les grosses variations et d’augmenter le niveau sonore général du podcast. Grâce à cela l’écoute de votre podcast sera agréable, on entendra tout sans perte de tympan lorsque l’un chroniqueur explose de rire.

Il faut faire des essais pour trouver les bons paramètres, ou si vous ne voulez pas vous prendre la tête utilisez The Levelator, mais je trouve que le résultat est moins bon que mes réglages GB perso.

Krilin pour sa part utilise Audacity. Pas grand chose de différent, il fait une compression, la normalisation est inclue, ensuite il augmente le volume de sortie pour être au maximum sans distorsion. Enfin, il réécoute l’ensemble en essayant de repérer tous les pics et mes bruits de bouche pour les virer à la main. Malheureusement seul Garage Band gère l’export en m4a (chapitrage, inclusion de médias etc.) donc je dois récupérer ses fichiers montés et traités pour finir le boulot sous GB. Si vous désirez uniquement produire du mp3 vous pouvez tout à fait vous contenter d’Audacity.

◊ Derniers conseils (à compléter)

  • Contrôler l’accès à la parole en levant la main et en se passant la parole en rappelant le plus souvent possible les noms ou pseudo. Introduire les intervenants : « Bidule tu voulais ajouter quelque chose ? », « Oui bidule ? », « Je crois que Machin a une question » etc.
  • Essayer de figer la structure de l’épisode avec une place pour chacun (contrairement à Bazingcast…). Ça évite les tensions dans l’organisation de chaque épisode.

◊ Liens

◊ La suite c’est par là : (bientôt…)

  • Part 2 – La diffusion [formats de diffusion, publication, promotion]

 

Cette entrée a été publiée dans Podcast écrit. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

7 réponses à Part 1 : Comment enregistrer un podcast ?

  1. Ping : Part 1 : Comment enregistrer un podcast ? | Bazingcast | Creer un podcast | Scoop.it

  2. sferay dit :

    Très intéressant, bien que les tuto vidéos du premier lien soient apparemment retirés pour une sorte d’update.

  3. Krilin dit :

    Tu aurais pu clairement mettre « Krilin utilise Audacity », ça représente 50% de nos episodes.
    Pas grand chose de different avec garageband, perso je fais juste une compression, la normalisation est inclue, ensuite je monte le volume de sortie pour etre au maximum sans distorsion. Enfin, je reecoute l’ensemble en essayant de reperer tous les pics et bruits de bouche de piouf pour les virer a la main.
    Piouf finit par recuperer mes fichiers pour faire le chapitrage sous garageband.

    • Piouf dit :

      T’as raison je vais préciser les deux méthodes !

    • Krilin dit :

      manquent a audacity: le track volume tres simple et puissant de GB, et la possibilité de faire du chapitrage = de gerer le m4a. Ou si c’est possible je sais pas comment faire.

      • B. dit :

        A priori il faudrait que tu ajoutes à ta version « de base » d’Audacity la bibliothèque FFmpeg. cf la FAQ du site Audacity sur Sourceforge.

        Qu’est-ce que tu appelles le track volume ?

        • Krilin dit :

          Ah je vais regarder ça, ça m’intéresse : si je peux faire du chapitrage et insérer une image, alors je peux… me débarrasser de Piouf :D

          Ce que j’appelle « track volume » (est-ce un mot de moi ou est-ce une modif de Piouf ?) c’est, dans garageband, une ligne présente sous chaque piste de son, qui te permet de gérer l’amplification en temps réel. Si elle est droite, le son est constant, si ensuite tu lui donnes une pente négative, cela donnera un effet fondu, etc.
          Très très pratique, surtout pour faire du montage complexe (effet de fondu mais musique qui reste à 30%, etc.)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>